Petite ouverture à l'art, aux bons délires et... à mon monde !!! Bienvenue ! ;-)
Cette fois je ressors un texte de mon grenier. Il est plein de maladresses, mais suffisament touchant pour que l'on en oublie toutes ses erreurs de style. Et pour ceux qui suivent un peu ce Blog, oui ce texte rend hommage à une certaine Danièle.
Bonne lecture
Soif de réalité
Chaque soir avant de rejoindre le pays des songes, j'écoute les cliquetis de l'horloge murale.
Et je marche vers elle, elle m'attire, elle m'appelle. Mes pas suivent, lentement, la cadence des rouages du colosse de métal. Au bout de quelques foulée, je me trouve à son niveau. Je fais une halte. Le cadran indique que la vingt-troisième heure touche à sa fin. Bientôt, le temps laissera place à une nouvelle journée. Et comme à mon habitude, je reste debout, inerte, les yeux vitreux, et dans ma tête résonne ce "tic-tac" éternel.
Puis, petit à petit le son se dissipe, s'efface, il n'est bientôt plus que murmure. Mes yeux se ferment, laissant place a un monde passé que je me remémore, comme chaque soir, encore, encore...
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Je me souviens de cet après midi, en 1997, la dernière semaine de novembre. Ce jour là, les premiers flocons de neige avaient fait leur apparition. Ils volaient en tous sens, certains s'échouaient au sol, ne laissant qu'un peu d'eau, d'autres habillaient le toit des habitations. Les cloches de l'église quant à elles, ne cessaient de sonner, elles lui rendaient un dernier hommage.
Je me dressais debout devant cette maison de Dieu. J'avais horriblement mal au cur. D'ailleurs je ne voulais plus entendre ces sons religieux. Oui, je voulais que cela cesse, que toute cette cérémonie ne soit que mascarade, qu'un mauvais rêve.
Tout autour de moi, des gens pleuraient, d'autres marchaient solennellement ne laissant échapper de leur bouche, ni mot, ni sanglot. Quelque uns, peut être pour rendre crédible leur chagrin, murmuraient des bribes de phrases tristes de sens. A ma gauche des "c'est horrible", ou encore juste derrière moi des "elle n'avait que 21 ans !". Ces piailleuses m'épuisaient, c'est pourquoi je décidais d'entrer dans l'église, laissant derrière moi, les derniers chuchotements. La cérémonie commença. A cet instant les premières larmes perlèrent le long de mon visage.
Ce jour là ils étaient tous présent. Sa famille, ses amis, ses proches, ses camarades et voisins. En fait il ne manquait qu'une seule personne, elle. Mais elle ne viendra pas, elle ne reviendra plus jamais, je la savais, cela m'attristait.
Certains n'éprouvaient que de la mélancolie, d'autres se remémoraient certainement une multitude de souvenirs, instants passés avec la charmante fille qu'ils ont connu, la fille si douce, si joyeuse, que la vie vient de quitter.
Je hoquetais entre deux sanglots, mes larmes ne cessèrent de couler, ma vue se voila. Je passais plusieurs fois main sur le visage, mais ces petites gouttes du cur glissèrent le long de ma joue, encore et encore.
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Le "dong" retentissant de l'horloge me fit sursauter, il est minuit.
Pourquoi je me repasse sans cesse le passé ? Pourquoi je pleure, aujourd'hui comme hier et, certainement, comme demain
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Doucement, je m'éloigne du couloir et de sa grosse machine du temps. Il ne me faut pas plus d'une dizaine de pas pour me retrouver face à ma chambre. La porte est déjà entre ouverte. Sans bruit, je me glisse au travers de son bâillement. Je m'approche de mon lit et je me laisse tomber. Mon corps s'enfonce dans les couvertures sans émettre le moindre son. Je tourne la tête, instinctivement, tel un automate, vers le petit cadre de verre. A nouveau mon regard se porte sur la photo qu'il renferme. Ah, cette fille, ce qu'elle pouvait être séduisante, attirante, mignonne, adorable, craquante !
Quand on aime quelqu'un du plus profond de son âme, on dit toujours qu'aux yeux de l'aimant elle est la plus belle, la plus rayonnante parmi toutes, je suis convaincu que cela est vrai. A travers cette petite photo, glissée dans un cadre doré, j'observe les traits d'un visage d'une extrême finesse. Un sourire d'ange, une bouche tendre et aimante et des yeux, qui laissent un regard si profond, si criard d'humanité. Un regard qui traverse les années, le temps. C'est comme si il se portait sur moi, et, par opposition, ses yeux sont pleins de mystères. Une mèche de cheveux d'or voile en parti ce regard aimant, cela donne part à une sensation irréelle, fantastique. Cette photo montre toute l'harmonie de cette fille.
Il se fait tard et je voudrais dormir. Hélas, je sais bien, qu'une fois de plus je ne trouverai pas facilement le sommeil. Mais mes paupières sont si lourdes, si lourde
Je veux trouver le repos et tout ce que je peux faire c'est d'essayer de m'endormir. Lentement je referme les yeux, les évènements du passé ressurgissent à nouveau. Les mêmes instants reviennent, sans cesse, comme un disque rayé, dont le refrain résonne dans ma tête, encore et encore
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Je me retrouve au milieu de mes souvenirs, à l'endroit exact où ils s'étaient arrêtés. Les chants religieux commencèrent. Ces hymnes l'accompagnèrent, pour ce dernier voyage. Tout le monde avait la tête baissée. Etais-je le seul à lutter, le dernier à garder la tête haute, je voulais être avec elle, même si je ne faisais qu'accompagner du mon regard le cercueil qui renferme son corps, il fallait que je la regarde, une dernière fois !
Le bord de mes yeux était mouillé, je ne voyais plus distinctement ce tombeau de bois. Etait-ce un rêve, une illusion. Mais il me sembla la voir, juste devant moi, elle me fixait. Je frottais mes paupières, dissipant le voile que formaient mes larmes. Nul doute, c'était bien elle. Ma peine laissa place à l'intrigue, au doute. Maintenant je la voyais distinctement. Elle semblait éprouver la même nostalgie. Comme si elle se rendait enfin compte qu'elle venait de quitter son corps charnel. Elle observa chaque personne de la salle, comme si elle ne voulait oublier aucun visage. Elle désirait peut-être nous consoler, crier "Ne pleurer pas je suis là ! Ne sentez-vous pas mon âme vibrer si près de vous !". Ce jour là, l'atmosphère terrestre, si triste, lourde, pesante, me nouait la gorge, et elle apparaissait devant moi, me redonnant l'envie de vivre, l'envie de savoir, de comprendre.
Elle se dressait majestueusement, sa tête s'inclina légèrement. Ses cheveux glissèrent le long de son épaule. Puis elle se mit à chuchoter des bribes de phrases. Parlant de joie, de ne rien regretter, de la beauté de notre monde, de la tendresse de ses amis. Rêvais-je ?
Son regard se porta à nouveau vers moi, sa main se leva légèrement, comme un salut. Elle m'observa une dernière fois, m'offrant son sourire, si beau si rayonnant, puis
elle disparu, ne laissant plus que ce sourire au plus profond de mon cur. Dans ma tête j'entendais souffler le mot " merci ", venait-il de moi, d'elle ? Qu'importe. Ce mot ne cessait de résonner, de m'envelopper d'une peine profonde. Mon cur blessé n'a cesse de saigner encore et encore
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Longtemps j'ai cru à une hallucination. Que tout cela n'était pas réel. Que mon chagrin avait laissé libre court à mon imagination. Mais maintenant je suis convaincu que tout cela était vrai.
Je m'approche de la fenêtre, ma voiture brûle toujours devant chez moi. Un chat assis sur un muret observe également
Les cloches de l'église viennent de sonner. Aujourd'hui c'est pour moi qu'elles entonnent leur chant !
Un sourire amer se dessine sur mon visage. Il est temps que je
Nouvelle de Crisis